Quadra

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Chaque matin, dans ta glace, un quadra dégénère,
Le vieux beau prend la place de feu le trentenaire.
La blonde qui te console a l'âge d'être ta fille.
La jeunesse est frivole : elle aime bien ce qui brille.

Longtemps, tu fus le loup, et te voilà l'agneau,
Te voilà midinette toi qui fus leur bourreau.
Avec quinze ans de moins, elle mangerait dans ta main.
La jeunesse est cruelle, elle ne respecte rien.

Tu voudrais bien en rire,
Mais est-ce qu'on rit tout seul ?
Tu te sens rajeunir,
Est-ce que t'as vu ta gueule ?
Avec ton teint de cire froissé comme un linceul,
Certains matins, sans rire, est-ce que t'as vu ta gueule ?

Ton ex femme, tes enfants, ne te parlent plus du tout.
Contre des billets verts, t'espères leurs billets doux.
Au bureau, les juniors te respectent comme un père.
T'aimerais mieux qu'ils t'invitent quand ils vont prendre un verre.
Quand j' te vois trop en faire,
Je pense à la fin d'elvis.
Plus tu t' fringues comme ton fils,
Plus tu ressembles à ton père.

Tu voudrais bien en rire...
Avec ton teint de cire...


Autor(es): A. Barrailler / F. Poggio / P. Lavandon