Valse-marine

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J'ai le souvenir d' une nuit sans luneoù nous effeuillâmes quelques goémons,où nous nous promîmes, et non pour des prunes,amour éternel, merveilles et monts,amour maritime et volontiers rustredont le vent du large accroît l'appétit.
Hélas! ce n'étaient qu' des amours lacustres.
Vous aviez mon cher cœur sur pilotis.
Si je vous déçus, vous-même y perdîtesle peu de respect que j'éprouvais pourvotre délicieux air de troglodyteet votre passion pour le mot toujours.
Vous m'auriez aimée, je crois, châtelaine.
Je portais des bottes et ça n'allait pas.
La mer encerclait, poétique et vaine,nos pieds.
C'était beau, mais un peu trop froid.
J'ai le souvenir d'une nuit exquiseoù, je dois le dire, rien ne se passa.
Fut-ce mon silence ou votre bêtise?
Mais la faute à qui, mais la faute à quoi?
Mordez-vous lès doigts, page, mon beau page.
J'ai su rattraper tout ce temps perdu.
Pourtant, je me dis qu'au lieu d'un lit-cageil eût été doux d'essayer la plage,le sable et les vagues, nous aurions bien dû ...le vent et la lune, oui, nous aurions dû ...,mais ... mais l'aurions-nous pu?

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