Le jour où tu viendras, le jour où tu viendras,
Le jour où tu viendras, ne prends pas tes bagages.
Que m'importe, après tout, ce qu'il y aurait dedans,
Je te reconnaitrai à lire ton visage.
Il y a tant et tant de temps que je t'attends.
Tu me tendras les mains, je n'aurai qu'à les prendre
Et consoler les voix qui pleurent dans ta voix.
Je t'apprivoiserai, les lumières éteintes.
Tu n'auras rien à dire, je reconnaitrai bien.
Le tout petit garçon, le regard solitaire
Qui cachait ses chagrins dans les jardins perdus,
Qui ne savait jouer qu'aux billes ou à la guerre,
Qui avait tout donné et n'avait rien reçu.
Si je venais vers toi, je viendrais sans bagages.
Que t'importe, après tout, ce qu'il y aurait dedans.
Tu me reconnaîtrais à lire mon visage.
Il y a tant et tant de temps que tu m'attends.
Je te tendrai les mains, tu n'aurais qu'à les prendre
Et consoler les voix qui pleurent dans ma voix.
Tu m'apprivoiserais, les lumières éteintes.
Je n'aurais rien à dire, tu reconnaîtrais bien.
La toute petite fille, aux cheveux en bataille
Qui cachait ses chagrins dans les jardins perdus
Et qui aimait la pluie et le vent et la paille
Et le frais de la nuit et les jeux défendus.
Quand viendra ce jour-là, sans passé, sans bagages,
Nous partirons ensemble vers un nouveau printemps
Qui mêlera nos corps, nos mains et nos visages.
Il y a tant et tant de temps que l'on s'attend.
A quoi bon se redire les rêves de l'enfance,
A quoi bon se redire les illusions perdues ?
Quand viendra ce jour-là, nous partirons ensemble,
A jamais retrouvés, à jamais reconnus.
Le jour où tu viendras, le jour où tu viendras,
Il y a tant et tant de temps que je t'attends…
El cantautor cubano Silvio Rodríguez dio a conocer en el Hay Festival de Cartagena de Indias (Colombia) Silvio Rodríguez, diario de un trovador, un libro que reúne textos inéditos de su cuaderno personal en diálogo con 143 fotografías del argentino Daniel Mordzinski, fruto de más de dos décadas de encuentros, viajes y trabajo compartido.
El catalán Raül Refree y la gallega Aida Tarrío, con su proyecto Gala i Ovidio, presentaron en el BarnaSants su álbum conjunto Un final que parece un principio, en una noche definida como una "hermandad galaico-catalana" por el director del ciclo, Marçal Girbau, que inauguró además el espacio Dopo BarnaSants.