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Traduction: Miquel Pujadó

Aparece en la discografía de

Comme un poing


Versión de Raimon
Versión de VerdCel
Quand tu t'en vas dans ton pays d'Italie
et que je reste seul à Maragall,
dans cette rue qui ne nous a jamais plu
s'ouvre un terne et inutile bal.
Ausiàs March me revient en mémoire,
son ancien chant soudain est lumineux,
seul dans la maison, en proie aux fantasmes
de mon désir de toi si fort et qui grandit:

"Plût à dieu que ma pensée soit morte
et que je passe ma vie en dormant".

Je vois clairement, sombre infortune,
la source première de ces tristes pensées,
je sens au plus profond de moi
l'atavisme de leur pourquoi, jeune et fort.
Dans le lit si grand, aux dimensions italiennes,
je passe les nuits à vivre ton absence,
ne dort pas qui veut et la vie n'est pas oubli,
amour, amour, qu'elle est dure la sentence.

Quand tu t'en vas en ton pays d'Italie,
j'ai la douleur pour compagne
elle ne me quitte plus et se prolonge
réveillée la nuit, impercetible et présente le jour.
Voilà ce qui m'arrive et tant d'autres choses encore
quand je me sens seul de te sentir loin;
j'en ai la certitude après cent vingt heures
à compter le temps qui glisse lentement.

Ton corps viendra se poser doucement
sur mon corps quand nous nous sentirons unis,
et les roses fleuriront mieux que jamais:
Nous nous refermerons peu à peu comme un poing.

(1973)







 
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