La route aux quatre chansons
Pour voir un peu la Marjolaine
La belle, digue digue don
Qui pleurait près de la fontaine
Mais elle avait changé de ton
Il lui fallait des ducatons
Dedans son bas de laine
Pour n'avoir plus de peine
Elle m'a dit : " Tu viens, chéri?
Et si tu me payes un bon prix
Aux anges je t'emmène
Digue digue don daine "
La Marjolain' pleurait surtout
Quand elle n'avait pas de sous
La Marjolain' de la chanson
Avait de plus nobles façons
J'ai passé le pont d'Avignon
Pour voir un peu les belles dames
Et les beaux messieurs tous en rond
Qui dansaient, dansaient, corps et âmes
Mais ils avaient changé de ton
Ils faisaient fi des rigodons
Menuets et pavanes
Tarentelles, sardanes
Et les bell's dam's m'ont dit ceci
" Etranger, sauve-toi d'ici
Ou l'on donne l'alarme
Aux chiens et aux gendarmes "
Quelle mouch' les a donc piquées
Ces belles dam's si distinguées
Les belles dam's de la chanson
Avaient de plus nobles façons
Je me suis fait fair' prisonnier
Dans les vieilles prisons de Nantes
Pour voir la fille du geôlier
Qui, paraît-il, est avenante
Mais elle avait changé de ton
Quand j'ai demandé: " Que dit-on
Des affaires courantes
Dans la ville de Nantes? "
La mignonne m'a répondu
" On dit que vous serez pendu
Aux matines sonnantes
Et j'en suis bien contente "
Les geôlières n'ont plus de cœur
Aux prisons de Nante' et d'ailleurs
La geôlière de la chanson
Avait de plus nobles façons
Voulant mener à bonne fin
Ma folle course vagabonde
Vers mes pénates je revins
Pour dormir auprès de ma blonde
Mais elle avait changé de ton
Avec elle, sous l'édredon
Il y avait du monde
Dormant près de ma blonde
J'ai pris le coup d'un air blagueur
Mais, en cachette, dans mon cœur
La peine était profonde
L'chagrin lâchait la bonde
Hélas! du jardin de mon père
La colombe s'est fait la paire
Par bonheur, par consolation
Me sont restées les quatr' chansons
(1964)
Joan Manuel Serrat acompañará a Jofre Bardagí en la puesta de largo de Jofre Bardagí interpreta Serrat, un proyecto que revisita el cancionero de Serrat desde una mirada contemporánea y profundamente personal, y que conecta memoria familiar, legado musical y presente creativo.
El cantautor cubano Silvio Rodríguez dio a conocer en el Hay Festival de Cartagena de Indias (Colombia) Silvio Rodríguez, diario de un trovador, un libro que reúne textos inéditos de su cuaderno personal en diálogo con 143 fotografías del argentino Daniel Mordzinski, fruto de más de dos décadas de encuentros, viajes y trabajo compartido.
El Secreto de los Arbustos, estrenado en noviembre pasado, surge del encuentro entre la cantautora chilena Pascuala Ilabaca y la orquesta SdC Big Band, y articula once composiciones que dialogan con realidades sociales, emocionales y políticas desde una sonoridad abierta y colectiva.
La cantante Rosa León publica Como la cigarra, el primer avance de Cartas de amor a María Elena Walsh, un proyecto producido por Alejo Stivel que reivindica la obra adulta de la creadora argentina desde el respeto, la admiración y la fidelidad a su espíritu.
Tras dos años de silencio discográfico, la banda valenciana El Diluvi regresa con Cantem per tu (Cantamos por ti), una canción que reivindica la tradición, la cultura y la memoria compartida como motores de futuro. No se trata de un retorno al uso: es la reaparición de una voz que, en realidad, nunca se apagó, y que vuelve a alzarse desde lo colectivo, lo popular y lo comprometido.