Grand-père
C'est pour toi que je joue, grand-père, c'est pour toi.
Tous les autres m'écoutent, mais toi, tu m'entends.
On est du même bois, on est du même sang
Et je porte ton nom et tu es un peu moi,
Exilé de Corfou et de Constantinople,
Ulysse qui jamais ne revint sur ses pas.
Je suis de ton pays, métèque comme toi,
Un enfant de l'enfant qui te fit Pénélope.
Tu étais déjà vieux quand je venais de naître,
Arrivé juste à temps pour prendre le relais
Et je finirai bien un jour par ressembler
A la photo ou tu as posé en ancêtre.
C'est pour toi que je joue, grand-père, c'est pour toi
Que je glisse mes doigts le long de mes six cordes
Pour réveiller un air tranquille et monocorde.
C'est tout ce que je sais faire de mes dix doigts,
Maître en oisiveté, expert en braconnage.
Comme toi, j'ai vécu à l'ombre des bateaux
Et pour faire un festin, je volais les oiseaux
Que le vent de la mer me ramenait du large.
Comme toi, j'ai connu les filles et les rêves,
Buvant à chaque source que je rencontrais
Mais sans être jamais vraiment désaltéré,
Sans jamais être las de répandre ma sève.
C'est pour toi que je joue, grand-père, c'est pour toi,
Pour remettre au présent tout ce qui s'est passé
Depuis que je ne parle plus que le français
Et j'ecris des chansons que tu ne comprends pas.
Tous les autres m'entourent mais toi tu m'attends.
Même si tu es loin dans l'espace et le temps,
Quand il faudra mourir, on se retrouvera.
Tous les autres m'écoutent, mais toi, tu m'entends.
On est du même bois, on est du même sang
Et je porte ton nom et tu es un peu moi,
Exilé de Corfou et de Constantinople,
Ulysse qui jamais ne revint sur ses pas.
Je suis de ton pays, métèque comme toi,
Un enfant de l'enfant qui te fit Pénélope.
Tu étais déjà vieux quand je venais de naître,
Arrivé juste à temps pour prendre le relais
Et je finirai bien un jour par ressembler
A la photo ou tu as posé en ancêtre.
C'est pour toi que je joue, grand-père, c'est pour toi
Que je glisse mes doigts le long de mes six cordes
Pour réveiller un air tranquille et monocorde.
C'est tout ce que je sais faire de mes dix doigts,
Maître en oisiveté, expert en braconnage.
Comme toi, j'ai vécu à l'ombre des bateaux
Et pour faire un festin, je volais les oiseaux
Que le vent de la mer me ramenait du large.
Comme toi, j'ai connu les filles et les rêves,
Buvant à chaque source que je rencontrais
Mais sans être jamais vraiment désaltéré,
Sans jamais être las de répandre ma sève.
C'est pour toi que je joue, grand-père, c'est pour toi,
Pour remettre au présent tout ce qui s'est passé
Depuis que je ne parle plus que le français
Et j'ecris des chansons que tu ne comprends pas.
Tous les autres m'entourent mais toi tu m'attends.
Même si tu es loin dans l'espace et le temps,
Quand il faudra mourir, on se retrouvera.
Versión de Marina Rossell
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