Le blason
J'eusse aimé célébrer sans être inconvenant
Tendre corps féminin ton plus bel apanage
Que tous ceux qui l'ont vu disent hallucinant.
Ceût été mon ultime chant mon chant du cygne
Mon dernier billet doux mon message d'adieu
Or malheureusement les mots qui le désignent
Le disputent à l'exécrable à l'odieux.
C'est la grande pitié de la langue française
C'est son talon d'Achille et c'est son déshonneur
De n'offrir que des mots entachés de bassesse
A cette incomparable instrument de bonheur.
Alors que tant de fleurs ont des noms poétiques
Tendre corps féminin' c'est fort malencontreux
Que la fleur la plus douce la plus érotique
Et la plus enivrante en ait de plus scabreux.
Mais le pire de tous est un petit vocable
De trois lettres pas plus familier coutumier
Il est inexplicable il est irrévocable
Honte à celui-là qui l'employa le premier
Honte à celui-là qui par dépit par gageure
Dota de même terme en son fiel venimeux
Ce grand ami de l'homme et la cinglante injure
Celui-là c'est probable en était un fameux.
Misogyne à coup sûr asexué sans doute
Au charmes de Vénus absolument rétif
Etait ce bougre qui toute honte bue toute
Fit ce rapprochement d'ailleurs intempestif.
La malpeste soit de cette homonymie
C'est injuste madame et c'est désobligeant
Que ce morceau de roi de votre anatomie
Porte le même nom qu'une foule de gens.
Fasse le ciel qu'un jour, dans un trait de génie
Un poète inspiré que Pégase soutient
Donne en effaçant d'un coup des siècles d'avanie
A cette vraie merveille un joli nom chrétien
En attendant madame il semblerait dommage
Et vos adorateurs en seraient tous peinés
D'aller perdre de vue que pour lui rendre hommage
Il est d'autre moyen et que je les connais
Et que je les connais.
(1972)
La cantante mallorquina ofreció en el Palau de la Música de Barcelona, dentro del festival Guitar Bcn, un concierto de intensidad creciente en el que L’aigua no cansa, su nuevo disco, se convirtió en el auténtico centro del repertorio. Arropada por una banda de músicos extraordinaria, Maria del Mar Bonet volvió a demostrar que, cerca de cumplir sesenta años sobre los escenarios y los ochenta de vida, sigue instalada en un momento creativo y vocal fuera de lo común.
Pasión Vega presenta en concierto su nuevo disco Pasión Almodóvar con una selección de canciones que forman parte del universo cinematográfico del director manchego Pedro Almodóvar.
En Barcelona tenemos la suerte de poder disfrutar de una cada vez más numerosa comunidad de artistas argentinos que habitan la ciudad y que enriquecen nuestra vida cultural. Con pocos días de diferencia tres de ellos han presentado sus respectivos trabajos discográficos en diversos espacios: en una librería abierta a la música, en la sede de un extraordinario refugio asociativo de Sants y en el auditorio de una biblioteca histórica.
El veracruzano Rafa Mesa, desde 2018 en su alter ego artístico Pehuenche, se presentó en formato quinteto en Barcelona dentro de su primera gira europea que le ha llevado a Londres, Copenhague, a varios escenarios de Barcelona y finalmente Madrid.
No es fácil sobresalir entre la vorágine de propuestas que luchan por conquistar un espacio en el disputado hábitat sonoro. Muy lejos de esa competición se encuentra Azimut, el nuevo trabajo de Joan Isaac junto a Eduard Iniesta, que se instala en otro ecosistema creativo.