L'épave
Le tavernier du coin vient d'me la bailler belle.
De son établiss'ment j'étais l'meilleur pilier.
Quand j'eus bu tous mes sous, il me mit à la porte
En disant : " Les poivrots, le diable les emporte! "
Ça n'fait rien, il y a des bistrots bien singuliers...
Un certain va-nu-pieds qui passe et me trouve ivre
Mort, croyant tout de bon que j'ai cessé de vivre
(Vous auriez fait pareil), s'en prit à mes souliers.
Pauvre homme! vu l'état piteux de mes godasses,
Je dout' qu'il trouve avec son chemin de Damas-se.
Ça n'fait rien, il y a des passants bien singuliers...
Un étudiant miteux s'en prit à ma liquette
Qui, à la faveur d'la nuit lui avait paru coquette,
Mais en plein jour ses yeux ont dû se dessiller.
Je l'plains de tout mon cœur, pauvre enfant, s'il l'a mise,
Vu que, d'un homme heureux, c'était loin d'êtr' la ch'mise.
Ça n'fait rien, y a des étudiants bien singuliers...
La femm' d'un ouvrier s'en prit à ma culotte.
" Pas ça, madam', pas ça, mille et un coups de bottes
Ont tant usé le fond que, si vous essayiez
D'la mettre à votr' mari, bientôt, je vous en fiche
Mon billet, il aurait du verglas sur les miches. "
Ça n'fait rien, il y a des ménages bien singuliers...
Et j'étais là, tout nu, sur le bord du trottoir-e
Exhibant, malgré moi, mes humbles génitoires.
Une petit' vertu rentrant de travailler,
Elle qui, chaque soir, en voyait un' douzaine,
Courut dire aux agents : " J'ai vu que'qu' chos' d'obscène! "
Ça n'fait rien, il y a des tapins bien singuliers...
Le r'présentant d'la loi vint, d'un pas débonnaire.
Sitôt qu'il m'aperçut il s'écria : " Tonnerre!
On est en plein hiver et si vous vous geliez! "
Et de peur que j'n'attrape une fluxion d'poitrine,
Le bougre, il me couvrit avec sa pèlerine.
Ça n'fait rien, il y a des flics bien singuliers...
Et depuis ce jour-là, moi, le fier, le bravache,
Moi, dont le cri de guerr' fut toujours " Mort aux vaches! "
Plus une seule fois je n'ai pu le brailler.
J'essaye bien encor, mais ma langue honteuse
Retombe lourdement dans ma bouche pâteuse.
Ça n'fait rien, nous vivons un temps bien singulier...
(1966)
El trovador cubano Silvio Rodríguez abrió el 1 de septiembre en el Gran Teatre del Liceu de Barcelona su nueva gira por el Estado español con un concierto de 22 canciones que fue creciendo paulatinamente hasta desembocar en una sucesión final de clásicos. A punto de cumplir 80 años, Rodríguez mostró una voz sólida, mantuvo la habitual sobriedad de sus conciertos, dejando que fueran las canciones y la poesía las que expresaran aquello que apenas necesitó explicar con palabras.
Amanda Jara, hija de Víctor Jara y presidenta de la Fundación que lleva el nombre del músico chileno participa estos días en distintos actos en Barcelona relacionados con actividades de la institución que dirige. Amanda Jara habla desde una vida atravesada por la resistencia y la necesidad de mantener vivo un legado familiar y artístico, pero se presenta ante todo como una mujer consciente del mundo que habita, alejada de cualquier voluntad de construir una imagen heroica de sí misma.
Violeta y Gilbert. Una historia de amor, locura y música, de Patricia Díaz-Inostroza, reconstruye en formato de novela de no ficción la relación entre Violeta Parra y el antropólogo suizo Gilbert Favre. Publicado por Pehuén en 2026, el volumen aporta nuevos antecedentes sobre el primer encuentro de la pareja y aborda la presencia del desamor en algunas composiciones de la artista chilena.
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La cantautora cubana Liuba María Hevia dará a conocer su nuevo trabajo, integrado por once canciones dedicadas a la memoria, el amor, la patria, la migración y la esperanza, en un concierto el 19 de septiembre de 2026 en el Ateneo de Madrid. El disco cuenta con las colaboraciones de Ana Belén, el gaitero Hevia y Marisa Valle Roso, y combina sonoridades cubanas y caribeñas con la trova, el blues, el country, la música asturiana y elementos de cámara contemporánea. El primer sencillo, Amada tierra mía, se publicará el 18 de septiembre.