Dans le souvenir encore


Le vie dressait des murs,
des murs immenses de mots et de gestes
et toi -comme celui qui plonge les main dans l'eau-
tu les brisais, les effaçais de ta seule présence.

Le monde était plus qu'une vie,
plus que deux vies
qui s'aiment.
Les autres le savaient,
et moi, je le vivais,
et toi, tu le créais.

La vie est dense aujourd'hui
comme un grand mur
fait de gestes et de mots.
Et personne ne m'aide à le percer,
personne ne m'aide à l'abattre,
personne ne m'aide.

Personne.

Puisque tu vis au loin une autre vie,
d'autres gestes,
d'autres mots,
j'écris cette nuit
ces pauvres, tristes vers.

Puisque tu vis au loin une autre vie,
d'autres mots,
je chante cette nuit
ces pauvres, tristes vers.

Et personne ne m'aide,
personne ne m'aide.
Personne,
personne.

(1966)

Versión de Raimon
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Traduction: Miquel Pujadó

Esta canción aparece en la discografía de
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