Madame
(Barbara)
Votre missive bleue, Madame.
Vingt fois je la relis, et mes yeux n'y croient pas.
Pourtant, c'est écrit là, Madame
Et de votre douleur, je me sens pénétrée
Mais je ne pourrais rien, Madame.
Vous savez, aujourd'hui, que de l'avoir perdu,
C'est lourd à supporter, Madame.
Vous demandez pardon de n'avoir pas compris
Ce qu'était notre amour, Madame.
Vous n'aviez que ce fils, vous aviez peur de lui
Et vous l'avez gardé, Madame.
Ne me demandez pas ce qu'a été ma vie
Quand vous me l'avez pris, Madame.
Je me suis toujours tu, ce n'est pas aujourd'hui
Que je vous le dirais, Madame.
Vous eussiez préféré, je vous retrouve là,
Qu'il fût mort en héros, Madame.
Oui, c'eût été plus noble, je vous crois,
Que de mourir d'amour, Madame
Mais qu'il soit mort ici ou qu'il mourût là-bas,
Auriez-vous versé moins de larmes ?
Il en a décidé, lui seul avait le droit.
Il faut vous résigner, Madame.
C'est trop tard, maintenant, pour que je vous revienne
Et vous vieillirez seule, Madame
Et ne m'en veuillez pas si je parais cruelle
Mais je l'ai trop aimé, Madame
Pour qu'à la fin du jour, près d'une cheminée,
Nous évoquions ensemble, Madame,
Celui que, vous et moi, nous avons adoré
Et perdu tout ensemble, Madame
Mais le chagrin m'égare, il faut me pardonner.
J'ai mal de votre mal, Madame
Mais que faire, et quoi dire, puisqu'il s'en est allé ?
Je ne puis rien pour vous, Madame.
Pour la seconde fois, il va nous séparer.
Non, je ne viendrai pas, Madame,
Car, le perdre deux fois, c'est lourd à supporter.
Vous me comprendrez bien, Madame.
Je reçois, à l'instant où je rentre chez moi,
Votre missive bleue, Madame.
Vingt fois je la relis, et mes yeux n'y croient pas.
Pourtant, c'est écrit là, Madame
Et de votre douleur, je me sens pénétrée
Mais je ne puis plus rien, Madame.
Vous saurez, comme moi, que de l'avoir perdu
C'est lourd à supporter, Madame
Pasión Vega presenta en concierto su nuevo disco Pasión Almodóvar con una selección de canciones que forman parte del universo cinematográfico del director manchego Pedro Almodóvar.
Abril de 2026. Una visita a Cuenca. La ciudad alta parece casi inalcanzable pero se va abriendo al paso del caminante y se descubre a pinceladas, se avanza lentamente con atención a los detalles, te va envolviendo su generosa ofrenda de ocres, una esencia dulce de calles antiguas, escenario de historias de vida que fueron y van arriba y abajo. Cuenca, refugio de miradas eternas que en sus horizontes van quedando guardadas, también en nuestra memoria. Cuenca, la de la piel quebrada por hoces y ríos, la que celebró en el siglo XX su poeta Federico Muelas, la que envejece y revive en el XXI y cada día.
No es fácil sobresalir entre la vorágine de propuestas que luchan por conquistar un espacio en el disputado hábitat sonoro. Muy lejos de esa competición se encuentra Azimut, el nuevo trabajo de Joan Isaac junto a Eduard Iniesta, que se instala en otro ecosistema creativo.
El nuevo libro Mig segle vora el drac. Una història del grup Falsterbo de Miquel-Lluís Muntané reconstruye más de medio siglo de trayectoria de Falsterbo, uno de los grupos fundamentales —y el más longevo— de la Nova Cançó, y, a través de su historia, recupera una parte esencial de la memoria musical y social de Cataluña.
La cantautora de Tortosa repasa el significado de su nuevo triple álbum, explica el simbolismo de Groenlàndia, reivindica el papel del BarnaSants en su trayectoria y recuerda el concierto con el que clausuró la 31ª edición del festival junto a la Banda de Música de La Sénia.